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LA GAUCHE - En Europe elle est plurielle

Au centre des congrès de Via Cavour (Rome), la rencontre commença dans la matinée avec des discussions sur la diversité des oppositions au néolibéralisme. Puis, après une pause déjeuner un peu courte, les participants venus de toute l'Europe eurent l'occasion de faire le point sur les situations politiques et sociales de leurs pays respectifs.

La gauche espagnole était représentée par deux camarades De Simon (Izquierda Unida) et Vidal (Barcelona en comù). Elles ont insisté sur l'importance de rendre la politique crédible pour contrer le populisme de droite comme de gauche (intervention IU, suivez le regard) et l'importance pour les personnes qui font de la politique de continuer à prendre part aux luttes sociales afin de se différencier de la droite (référence au mouvement associatif qui a suivi la mobilisation des Indignés). Elles ont aussi fait part de la difficulté de gouverner face à une sphère politico-médiatique ancrée à droite, dont les représentants considérent le contrôle des institutions comme leur propriété. Même discours pour le membre de Syriza, qui s'est quand même flatté d'avoir porté à la lueur médiatique les grèves et autres mobilisations sociales qui étaient auparavant snobées et considérées "comme des épiphénomènes anarchistes".

Pierre Laurent s'est aussi manifesté sur le terrain français, relevant trois obstacles importants (étant le virage brusque de Hollande au néolibéralisme, l'omniprésente thématique de la guerre, ainsi que celle, depuis Sarkozy, de l'identité nationale). Après un point sur la montée du FN et sa banalisation dont la faute est imputée au PS et à la droite, M. Laurent s'est appliqué à décrire les enjeux d'une force de rassemblement de gauche avec l'exemple du Front de gauche.
Après avoir pointé les avancées de la gauche autour du monde (Corbyn au Royaume-Uni, Sanders aux Etats-Unis, le Sinn Fein en Irlande,...), le président du PGE a rappelé l'importance du congrès de décembre à Berlin, évoquant une nouvelle proposition, celle de travailler sur "un nouvel espace, plus large".

La rencontre s'est poursuivie avec les représentants de l'Autre gauche italienne, de SEL aux déçus du PD (Civati et Fassina), le tout animé par Paolo Ferrero (Rifondazione Comunista).

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